L’association Kokopelli œuvre pour le maintien de la biodiversité à travers la production et la distribution de semences issues de l’agriculture biologique et biodynamique. Deux structures corporatistes – le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) et la FNPSP (Fédération nationale des professionnels de semences potagères et florales) -, ont fait appel de la sage décision du tribunal d’Alès en date du 14 mars 2006 relaxant l’association Kokopelli poursuivie pour commerce de semences non inscrites. L’action du GNIS et de la FNPSP a pour but de remettre en cause l’activité de Kokopelli.
Selon Kokopelli, cet appel n’est pas dirigé spécifiquement contre l’association, mais s’oppose au droit à la souveraineté alimentaire de chaque individu. Cette négation du droit a pour but de conforter quelques transnationales de l’agroalimentaire dans leur situation de monopole et de séquestration du vivant.
Dominique Guillet, président de Kopelli, rappelle que « le GNIS (sous tutelle du Ministère de l'Agriculture) attaque l'Association Kokopelli pour distribution de variétés anciennes de potagères alors que la France claironne haut et fort son engagement à lutter conte l'érosion génétique et qu'elle a signé en juin 2004 le Traité de Rome portant sur la protection de la biodiversité alimentaire. La réalité est, en fait, que cinq multinationales contrôlent 75 % du marché des semences potagères sur la planète: elles dictent leurs lois et ont pris en otages les peuples et les nations.»
Pour en savoir plus sur Kokopelli
http://www.kokopelli.asso.fr/
«Les chercheurs Pimental et Duzhouc démontrent que si nous avions nourri les 5 milliards d’êtres humains à partir de 1990 avec les technologies agro-industrielles, les réserves de pétroles auraient été épuisées en 1996 »
François Plassard – La vie rurale, enjeu écologique et de société
Selon la FAO, l’agriculture industrielle est responsable de l’appauvrissement des 1/5 des terres arables cultivées sur la planète. Chaque tonne de céréale produite par l’agriculture industrielle utilise de 3.000 à 10.000 mégajoules, alors que les petites unités agricoles traditionnelles n’en utilisent que 500 à 1000.